Le principe du séquestre est simple : la somme versée ne part pas directement sur le compte de l'entreprise. Elle est bloquée chez un tiers, qui ne la libère que lorsqu'un événement défini à l'avance se produit, par exemple le démarrage effectif du chantier ou la validation d'un jalon précis.
Plusieurs acteurs peuvent tenir ce rôle : un notaire, un séquestre conventionnel désigné par les parties dans le contrat, ou une plateforme ou un réseau de courtage qui organise ce blocage pour ses clients. Dans tous les cas, les conditions de libération doivent être écrites clairement, pour éviter toute discussion le jour venu.
L'intérêt est partagé. Pour vous, l'argent reste protégé tant que rien n'a commencé : si l'entreprise ne démarre pas ou disparaît avant le chantier, la somme n'est pas tombée dans son patrimoine. Pour l'artisan, c'est la garantie que les fonds existent et qu'il sera payé dès qu'il aura tenu son engagement.
Chez illiCO travaux, c'est le fonctionnement retenu : les acomptes sont séquestrés, puis libérés au démarrage effectif du chantier. Le séquestre ne remplace pas un bon contrat ni un échéancier par étapes, mais il neutralise le risque le plus redouté, celui de payer pour un chantier qui ne commence jamais.