Les combles désignent l'espace compris entre le dernier plancher de la maison et la toiture. On les dit « perdus » lorsqu'ils ne servent à rien : pas de plancher praticable, une charpente qui encombre le volume, un simple accès par une trappe, parfois quelques rouleaux de laine déroulés au sol. Ils sont « aménageables » lorsque leur configuration permet d'y créer une vraie pièce, avec une hauteur où l'on se tient debout, une structure qui laisse de la place et un plancher capable de porter meubles et occupants.
La nuance est importante, car le terme « perdus » décrit un usage, pas une fatalité. Beaucoup de combles considérés comme perdus depuis la construction de la maison sont en réalité exploitables, moyennant des travaux de structure. D'autres, au contraire, ne le seront jamais sans toucher à la toiture elle-même. Tout l'enjeu est de savoir dans quelle catégorie tombent les vôtres, avant de dessiner la moindre chambre.
Dans les maisons des Bouches-du-Rhône, on rencontre les deux cas : des bastides et mas anciens à charpente traditionnelle, souvent généreux sous le faîtage, et des pavillons des années 1970 à 2000 à toiture peu pentue et fermettes industrielles, bien plus contraints. L'année de construction donne déjà un premier indice.